Le bar à livres associatif "La Lampe tempête"
invite la revue Harfang pour une soirée "Rencontre/Lecture"
à Chênehutte (4 rue des Ducs d'Anjou)
le vendredi 25 septembre 2026, 20 H
tous les amateurs de nouvelles et textes courts sont invités
Le bar à livres associatif "La Lampe tempête"
invite la revue Harfang pour une soirée "Rencontre/Lecture"
à Chênehutte (4 rue des Ducs d'Anjou)
le vendredi 25 septembre 2026, 20 H
tous les amateurs de nouvelles et textes courts sont invités
« Passer en revue »
les différents visages de la nouvelle francophone contemporaine pourrait être
la bonne formule pour qualifier la richesse et la diversité des textes qui sont
au sommaire de ce numéro 68 de la revue Harfang.
En
ouverture, Leïla Sebbar (une
habituée d’Harfang avec 7 participations) parle d’un « Balcon pour les femmes » dans les mosquées, revisitant
pour les jeunes d’aujourd’hui les histoires de Majnoun et Leïla ou de Roméo et
Juliette.
Philippe
Pichon, poète, romancier,
nouvelliste qui vient de publier 2 recueils intitulés Courts Lettrages (mais aussi ex-flic
-lanceur d’alerte- destitué pour avoir dénoncé certaines pratiques policières) et
dont « Pierre à l’estomac »
raconte une histoire de vengeance.
Jean-Yves
Dupuis pour sa première
publication propose un « conte
hortico-musical » très original (par son sujet et par son style)
autour des « Quatre (herbes) de
Provence » menées devant un tribunal de l’Inquisition pour y être
jugées dans les années 1200…
Dans
la rubrique « Nouvelles sans
frontières », une première avec la traduction de l’ouzbek (par P. Nishonov) de la nouvelle de K. Dustmuhammad « Très Honoré Monsieur le Bourreau » qui revient sur
l’invention française du docteur Guillotin
et son utilisation de 1792 à 1977 !
Comme souvent en passant d’une nouvelle à l’autre, le lecteur voyage ainsi dans le temps et l’espace.
D’abord
avec le belge Christophe Bertiau
qui fait revivre « la mémoire de
Gucheng » dans la Chine des
empereurs Qin.
Puis
avec Jean-Michel Binsse qui
rappelle le jour de 1858 où « La
Clémence quitte le port » de Pondichéry, marquant ainsi le départ des
français de la Compagnie des Indes laissant la place aux anglais de l’East
India Company.
Ensuite
avec Marie-Pierre Emery dont « L’idiot inutile » rappelle
avec beaucoup d’humour et d’ironie les pratiques absurdes qui permettaient
d’obtenir (ou non) le permis de conduire à Hanoï dans un Vietnam
révolutionnaire.
Et
avec Laurent Gagnepain qui dans « L’oubli et le labyrinthe »
fait visiter entre l’aleph et le zahir un jardin tout droit sorti d’un conte de
J. L. Borgès.
Enfin
avec Tarik Hamidouche qui raconte
le fragile équilibre à trouver entre les bergers et les loups quand « le sauvage veille encore ».
Donc
variété de nouvelles, de nouvelles historiques, de contes… mais aussi de nouvelles
brèves avec Anne-Sophie Givry,
Lilian Marchand et Clara Monte et même les 3 meilleures micro-nouvelles
en 100 mots de l’année 2025 avec Marie Derley,
Jo Alguazil et Laurence Cannet
Sans
oublier, bien sûr, toutes les informations sur le petit monde de la nouvelle
dans le Nouvellaire d’Harfang : recensions des recueils récents, des
revues, des prix et concours…
Harfang
N° 68, 114 pages 12 €
Chèque
à l’ordre d’Harfang
13bis
avenue Vauban 49000 ANGERS
Le rapide de 9 H 24, Gilles Dienst, éditions Quadrature, 140 p., 18 €
Pour parler des nouvelles dans un recueil, les comparaisons sont légions : les uns parlent de fleurs dans un bouquet, d’autres de pièces dans un puzzle, de tesselles dans une mosaïque… G. Dienst propose ici un recueil de dix nouvelles composé comme une rame de train !
Le lecteur se trouve donc le 1 juillet 1968, gare de
Lyon, voie G pour embarquer dans le train 11049 à destination de Marseille. Il
prend place dans un compartiment en compagnie de Julien et Christelle avec
leurs parents, de Jérôme et de sa mamie… et de Monique et Jacques qui partent
pour une nouvelle vie chargés de deux grosses valises, occupant respectivement
les places numérotées de 56 à 63 comme l’indique le plan affiché page 6… Mais
peu avant Lyon, un accident se produit, faisant plusieurs morts dont Jacques
qui prenant l’air à la fenêtre se retrouve « égorgé par la plaque métallique indiquant qu’il était
pericoloso sporgersi dalla finestra » et projetant sur le talus deux
valises d’où s’échappent des liasses de billets de 500 francs ! Cette
première nouvelle joue le rôle de locomotive derrière laquelle s’accrochent neuf
histoires où les personnages passent d’une
nouvelle à l’autre (pardon, d’un wagon à l’autre !).
Surprises et rebondissements s’enchaînent. «Promener le chien » peut être
source d’accident mais aussi de rencontre. « Passer
sous la clôture » pour prendre le bus ou prendre « juste une pause » et se faire la belle permet de fuir
l’hôpital ou l’EHPAD. Névroses et fantasmes se multiplient dans la banalité du
quotidien : l’un tue le temps à la déchèterie, l’autre à regarder ce qui
se passe chez les « voisines ».
Et malgré l’âge et les pertes de mémoire, le passé de chacun surgit au hasard :
ainsi certains petits secrets de famille sont révélés sur la « Tante Cécile » morte à 19
ans… mais dont le cercueil s’avère être vide ! Dans la dernière nouvelle (pardon,
le wagon de queue !), on retrouve Jérôme, jeune lecteur de Tintin au Tibet en 1968 qui 55 ans plus
tard reste toujours traumatisé par ce qu’il a vécu : il attend Linda sur
le quai de la gare de Dax et devenu écrivain, il attend aussi de trouver
les mots justes pour la « dernière
page » de son prochain livre.
Voilà un recueil comme on les aime, qui sans imposer la
linéarité du roman, offre une grande liberté de lecture. Les jurés du Prix
Litter’halles ont eu raison d’attribuer leur Prix 2026 à ce recueil exemplaire,
bien composé de nouvelles aussi exemplaires, ne serait-ce que par la surprise devenue
rare de vraies chutes, voire de doubles chutes !
Un plaisir à partager.
Joël Glaziou
Rêvenons à nous, Sylvain Guillaumet, Éd. des 5 sens, 156 p., 15 €
Mais peut-on rendre compte de 250 micro-nouvelles en
1000 signes, résumer 250 idées, 250 mini-romans en puissance ? Gageure
difficile d’abord en raison de la grande variété des sujets abordés et surtout
des tons, des registres, des genres, que listes et énumérations ne peuvent
épuiser.
La liste la plus longue serait sûrement celle des
chansons et chanteurs (S. Guillaumet,
musicien, intervient dans les écoles !) de Gainsbourg
« la Javanaise » à Souchon « Foule sentimentale », de Trenet à Brel et Brassens, de Nougaro à Higelin et Barbara, de Ferré à Lavilliers et
Leprest…
Puis celle des classiques de Bach à Mozart,
de Schubert à Beethoven et Villa-Lobos… celle des poètes de Rimbaud à Guillevic…
celle des hommes célèbres de Napoléon
à Talleyrand et Robespierre et des moins célèbres de Bossis à Giresse…
et celle des sujets d’actualité du Covid au dérèglement climatique, de la
guerre en Ukraine à l’invasion des moustiques-tigres…
Joël Glaziou
(à lire dans Harfang N° 69, Mai 2026)
Pour la quatorzième année de notre rubrique « 100 mots pour le dire », la participation a continué sa progression avec une compétition de plus en plus serrée entre les habitué(e)s - qui envoient parfois une micro chaque mois !- et les « primo-micro-nouvellistes » qui sont de plus en plus nombreux.
Pour
2025, notre comité de lecture, élargi pour la circonstance, a établi le palmarès
suivant :
D’abord
« Sans sang-froid » de la fidèle micro-nouvelliste belge Marie Derley, arrivée sur la deuxième marche en 2024… ce qui
tendrait à prouver que la persévérance finit par payer …
Puis
« Concession à perpétuité » de Jo Alguazil
Sans sang-froid
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Très drôle, maugréé-je. Vous êtes vraiment très
amusant.
© Marie Derley
(Décembre 2025)
Concession À perpÉtuitÉ
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En cette veille de Toussaint 2025, les bras
chargé de fleurs, j’ai trouvé la porte ouverte et en entrant j’ai été saisi par
l’odeur d’oignons frits et par des cris d’enfants…
La famille Dos Santos, à la rue depuis des
mois, avait enfin trouvé un refuge digne de ce nom.
© Jo AlGuazil
(Novembre 2025)
Le concours permanent de la meilleure micro-nouvelle du mois est à consulter sous l'onglet "Micro du mois"
Les micro-nouvelles (100 mots maximum avec un titre) sont à poster à l'adresse suivante :
revueharfang@laposte.net
Harfang
notre blanche chouette fétiche
vous souhaite une année 2026
pleine de vie, de joies... et de couleurs !
Si tout roman policier s’ouvre sur la même question : « qui est le meurtrier ? » et se termine, après de nombreuses hypothèses et péripéties, par la réponse à la question posée… de nombreuses nouvelles reposent sur une question explicite (ou non) dont la lecture permet de trouver la réponse.
Les 13 nouvelles de ce numéro 67 sont de celles là.
Et les questions récurrentes sur les liens entretenus avec les animaux et autres volatiles… Ainsi Emmanuelle Favier s’interrogeant sur les « murmurations » des oiseaux en bord de Loire ; Didier Gotthold sur les regards qu’échangent merle et chatte ; Jean-Yves Robichon sur les liens unissant Pia et « la grive musicienne » ou enfin Thomas Zevski sur les liens entre Hector et « le coqueuleur ».
Et vous vous demanderez enfin avec Eugen Oniscu (traduit du roumain dans
la rubrique « Nouvelles sans
frontières ») pourquoi Catalina « à
l’âme attristée » ne regarde pas sa mère…
Et si vous voulez savoir quels sont les meilleurs recueils parus ces
derniers mois, quelles sont les meilleures revues de nouvelles ou quels sont
les lauréats des prix et concours 2025…
Harfang
N° 67, 132 pages, 12 €
Chèque
à adresser à
Harfang
13 bis avenue Vauban 49000 ANGERS