Le
8 Septembre à Lauzerte le Prix de la nouvelle ou « Prix de la femme renard »
2013 a été remis à Patrick Dupuis pour son recueil « Passés imparfaits »
paru aux éditions Luce Wilquin (lire CR dans Harfang N° 42).
Cinq
recueils étaient en compétition : outre celui de P. Dupuis, « Libellules »
de Joël Egloff, « Cabaret sauvage » d’Isabelle Kaufmann, « Pour que demain vienne »
de Corine Pourtau et « Autant d’ennemis terrassés » de J. Thirion.
Le
fonctionnement de ce prix (organisé par les librairies de Montauban et la
médiathèque de Lauzerte) est original puisque ces 5 recueils avaient été
choisis par Dominique Paravel (lauréat 2012, pour son recueil « Nouvelles vénitiennes »)
et aussi parce que toute personne ayant lu les 5 recueils peut participer au jury.

L’amour qui décline avec le temps se vérifie à tous les âges de la vie, de l’adolescence (avec « Mylena ») à la maturité et la vieillesse !
P. Dupuis propose une déclinaison de tous les cas de figure : face à celle qui regrette son mariage, ses maternités, les infidélités du mari, il y a celle qui (comme « Anna ») regrette d’être restée célibataire et se retrouve solitaire à la veille de la soixantaine !
Face à la femme qui a choisi sa carrière et son violoncelle au prix d’un divorce, il y a son ex-mari qui choisit de fonder une famille et d’avoir des enfants car « un enfant ça permet la survie des couples » !
Face à celle qui, dès le divorce prononcé, propose à son ex de « recommencer à zéro », face à celui qui veut « refaire sa vie », ceux qui reviennent un an, dix, vingt après, face à ceux qui se revoient « en souvenir du passé », il y a tous ceux qui ont compris qu’ils avaient « un passé à assumer » qui pèse sur le présent !
Face à ceux qui après une séparation se lancent dans une « drague » ou un « plan cul » et s’illusionnent sur un temps passé qui ne saurait revenir, sur une jeunesse qu’ils ne peuvent revivre… il y a ceux qui comme Anna font ce constat amer mais réaliste : « Les choix se font quand on est jeune, ensuite il n’y a plus qu’à assumer. Je me suis trompée, tant pis pour moi ».
Merci à P. Dupuis de nous rappeler cette dure leçon de grammaire… de l’amour !