En
cette période d’épidémie, la littérature peut-elle nous aider… ?
Rappelons-nous
d’abord que depuis l’Antiquité de grandes œuvres commencent par des situations
dramatiques où les bacilles, les microbes et les virus sont les principaux
acteurs dont les lois fatales dictent la mort des hommes par centaines, par
milliers, par millions !

Tous les genres littéraires s’en font l’écho, du théâtre de Sophocle avec « Œdipe roi » dès le Ve siècle (av J. C.), des contes et des fables comme « Les animaux malades de la peste » de La Fontaine jusqu’aux romans modernes de Camus avec « La peste » en 1947, de Giono avec « Le hussard sur le toit » en 1951, ou plus récemment de Saramago avec « L’aveuglement » en 1995 ou d’Hervé Bazin avec « Le neuvième jour » en 1994 qui racontait la « surgrippe » survenue après la fuite d’un virus hors d’un laboratoire…
…
et bien sûr des nouvelles (qui nous intéressent ici en premier lieu) et non des
moindres, d’Edgar Poe avec « Le masque de la Mort Rouge » et de Jack
London avec « La peste écarlate » en 1913…
Alors en période de crise, si l’on n’appréhende pas de parler de l’épidémie, du confinement et de toutes les conséquences sur les hommes et les sociétés, les bonnes nouvelles ne manquent pas… pour s’informer, pour se rassurer, pour relativiser !

Alors à notre tour, pourquoi ne pas en faire autant… et pas uniquement pour passer le temps… À vos plumes, à vos écrans… Nouvelles, micro-nouvelles en 100 mots… les mots ne sont-ils pas aussi un moyen de lutter ?