Ce numéro de printemps est à placer sous le double signe de la nouveauté et de la continuité.
D’abord avec trois nouvellistes, précédemment publiés dans Harfang, qui se livrent sur leur travail d’écriture autour de la publication de leurs derniers recueils. Ainsi Brice Gautier (présent dans Harfang N° 47,55 et 63) parle de la composition de son recueil La maison commune. Fabrice Schurmans (présent dans Harfang N° 53 et 55) se confie sur ces dernières publications Les délaissés, Paris perdus, et Moloch Akademik. Quant à Samuel Bidaud (présent dans Harfang 63 en tant que traducteur de Jan Cep) il livre sa première nouvelle… Trois nouvellistes au style très différent qui ont pourtant en commun d’être des universitaires qui en marge de leurs travaux de recherche et leurs publications spécialisées trouvent un équilibre dans la création littéraire.
Puis
l’habituelle rencontre avec un éditeur fait la part belle au projet fou des
éditions L’œil ébloui lancé comme un
clin d’œil à Georges Pérec par Thierry Bodin-Hullin qui annonce les 53
publications (sur 4 ans) pour « dire
son Pérec en 53 livres de 53 pages par 53 artistes » et offre en
primeur l’une d’entre elle, signée Antonin Crenn.
Enfin,
les meilleures micro-nouvelles de l’année 2023 sont, elles aussi entre
nouveauté et continuité, avec une nouvelle plume, celle de la lauréate Nadège Menassier et des habitués
de cette chronique : J.-Y. Robichon et M.-A. Tuscan-Ollier.
Harfang
N° 64 , 126 pages, 12 €
Chèque à adresser à Harfang 13 bis avenue Vauban 49000 ANGERS